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GALERIE DANIEL TEMPLON – LARRY BELL/JEPPE HEIN | PARIS

LARRY BELL/JEPPE HEIN
16 octobre – 20 novembre 2010
Galerie Daniel Templon, Paris
Lundi-samedi 10h-19h / Monday-Saturday 10am-7pm
30 rue Beaubourg – Impasse Beaubourg – 75003 Paris – France
http//www.danieltemplon.com

Larry Bell/Jeppe Hein
Texte Vittoria Biasi

Le jeune artiste danois Jeppe Hein, invité pour la première fois à la Galerie Templon, propose une exposition en dialogue avec le maître du minimalisme californien Larry Bell.
La recherche sur le mystère de la perception tridimensionnel caractérise les deux artistes. Ils privilégient le rapport avec la perfection géométrique du cube.

Depuis les années ’60, Larry Bell projette ses œuvres par une suspension de cubes pour recevoir des informations au de là du visible. Jeppe Hein a intégré son travail dans une philologie esthétique; il propose deux tubes luminescents en actions par les miroirs. Les règles du minimalisme (le rythme, la répétition, la réfraction de la lumière) dans les œuvres de l’artiste abouti à imprévues solutions du milieu ambient. L’exposition est un dialogue  autour de leurs démarches artistiques. De son début, dans le group Lumière et Espace avec James Turrell, John McCracken, Peter Alexander, Robert Irwin, Doug Wheeler, Maria Nordman, DeWain San Valentino, Eric Orr,  Larry Bell explore la lumière et sa perception. L’artiste est considéré, avec ses contemporaines Donald Judd, Sol Lewitt, Dan Flavin, une des figures clés du minimalisme américain. Il s’est rendu célèbre par ses sculptures dont la géométrie et les surfaces subtilement irisées, remettent en question la relation à l’espace. Fasciné par la structure du cube et utilisant le verre comme le matériau privilégié, il crée des objets ambigus: à la fois transparents et opaques, volumes et surfaces, ses cubes déjouent la frontière entre peinture et sculpture.

Jeppe Hein appartient à cette plus jeune génération d’artistes qui a intégré les codes du minimalisme pour mieux les détourner. Ses installations ou ses objets épurés, géométriques, en reprennent le langage pour proposer des dispositifs interactifs. Son travail combine une réflexion sur l’’architecture, « l’esthétique relationnelle » mais aussi plus largement sur la notion « d’environnement ». On ne peut pas oublier la sculpture éphémère Space in action / action in space présenté à la Biennale de Vénice (2003) ou dans le parc de villa Manin (2004) et dans la dernière édition d’Art Unlimited pour Art Basel. Les jets d’eau émergente d’un plateau bâtissaient des chambres momentanées et capturaient le spectateur dans la dimension des jeux et des architectures immatérielles. Dans l’exposition chez la Galerie Templon, Jeppe Hein prend pour point de départ une série de cubes de Larry Bell pour les mettre à confronte à ses pièces récentes, ludiques, provocatrices.

Vittoria Biasi

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Larry Bell/Jeppe Hein
Text By Vittoria Biasi

The young Danish artist Jeppe Hein proposes a dialogue/exhibition with Californian leader of minimal art Larry Bell,  his first time in Templon Gallery. These two artists are distinguished by the study of the three-dimensional perception secret. They prefer the connection with the faultless geometry of a cube. Jeppe Hein enriched his work into an aesthetical philology; he proposes two luminescent pipes in action within the mirrors. In his works  the minimal art (it means rhythm, repetition, light refraction) achieves unpredictable environmental solutions. The exhibition  is a dialogue about their artistic path. Jeppe Hein belongs to a younger generation of artists with embodied minimal art codes to better mess them up. His installations and spare geometric objects use minimal language to propose interactive mechanisms. His works combine a meditation about the architecture “the relational aesthetics” and also the larger meaning of “environment”. It is unforgetable the short-lived sculpture “Space in Action/Action in space” shown either during the Biennale of Venice (2003) and Villa Manin ‘s park (2004) and the last edition  of  Art Basel “Unlimited Art “.

The jets of water surfacing a platform produce temporary rooms that attract the audience’s attention with plays and ethereal architectures. In Templon’s Jeppe Hein takes a series of L.B.’s cubes as his starting point to contend his own latest playful and provocative works.

Larry Bell has been projecting his works by cube suspension in order to collect informations beyond the evidence since 1960.

Now aged over 70 y.o. Larry Bell explores the light and its perception within the group Light and Space along with James Turrell, John McCracken, Peter Alexander, Robert Irwin, Doug Wheeler, Maria Nordman, DeWain San Valentino, Eric Orr since its origins. The artist is considered the key figure of U.S. minimal art together with contemporary Donald Judd. Sol Lewitt, Dan Flavin. His sculptures celebrated for geometry and thinly iridescent surfaces disbelieve the connection with the space. He creates ambiguous objects using the glass as a privileged material – volumes and surfaces sometime transparent and opaque. He is fascinated by the structure of cube that in his art is a role playing dissolving the boundaries between paintings and sculpture.

Vittoria Biasi

Translation by Salvatore Rollo at salvatore_rollo@fastwebnet.it

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